Démocratie Participative S06E05 : « SPECIAL 30 JANVIER ! invité spécial : Vincent Reynouard »

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Démocratie Participative
02 Février 2021



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Spécial 30 Janvier avec Vincent Reynouard

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Goyim, shekels SVP​


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René Fayard

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Pour cette émission spéciale 30 janvier, voici un texte approprié. Bonne écoute à tous, j'ai hâte d'entendre Vincent !

UN CERTAIN 30 JANVIER
CE jour-là, le 28 janvier 1933, le monde apprit avec placidité que le général von Schleicher, chancelier du Reich, était démissionnaire.

En soi, cette nouvelle n’était ni très surprenante, ni très sensationnelle. Depuis longtemps déjà on s’était habitué aux cascades de ministères de la république de Weimar. On s’était habitué, aussi, à ses tapageuses élections semestrielles par quoi l’on prétendait rendre enfin à l’Allemagne sa stabilité politique et qui ne résolvaient jamais rien.

Il y avait eu le gouvernement des marxistes, puis le gouvernement des centristes catholiques et, depuis que le pieux M. Bruning avait été renvoyé à ses chères sacristies, il y avait le gouvernement des barons. Mais les barons n’étaient pas moins incapables que leurs prédécesseurs et, encore qu’ils prissent de singulières libertés avec la légalité, c’était toujours la Juden Republik qui continuait et tous les problèmes majeurs demeuraient en suspens.

Pourquoi von Schleicher est-il tombé ? On ne le dit pas expressément, mais il est évident que le « général-social » est entré en conflit avec le vieux Maréchal. Il a, affirme-t-on, préparé une sorte de putsch militaire et réclamé la dictature pour son compte personnel avec une insistance qui a fini par lasser la patience d’Hindenbourg.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle crise ressemble trop aux précédentes pour que l’Allemagne, saturée de querelles politiques, s’en émeuve outre mesure. Et en France, on a de bonnes raisons pour s’y intéresser encore moins. A Paris, en effet, le cabinet Paul-Boncour s’est effondré à l’aube blême d’une traditionnelle « séance historique » : 390 voix contre l’indéfrisable argentée du Robespierre de Carnaval et 193 pour. « On paraît devoir s’orienter, annonce « Paris-Soir », vers une formule de conciliation républicaine. »

Voilà qui est autrement excitant que les querelles berlinoises. Et de retrouver, à la première page des gazettes les trognes hilares des bouffons de la République, la barbiche de Frot, le melon de Jean Zay, la bedaine de Bouisson, le sourire carnassier de Jeanneney, le monocle de Caillaux. Tous ces messieurs au salon du grand Albert pour les « consultations »…

Ecrasé par cette débauche graphique et les enivrantes perspectives d’une « consultation républicaine » que tente le président Daladier, un petit titre ironique précise : « La désunion des partis de droite menace de rendre insoluble la crise ministérielle allemande. »

D’Hitler il n’est point question. Du moins pour la chancellerie. Car il est admis une bonne fois pour toutes, par les gens sérieux, que, selon la forte expression du président Blum, ce petit peintre en bâtiment est définitivement exclu de l’espérance même du pouvoir. On veut bien admettre qu’il pourrait être amené à accorder — comme un chef de parti ordinaire — son soutien parlementaire, avec ou sans éclipse, à la formation qu’il plaira à Hindenburg de mettre sur pied et qu’en échange il recevrait un quelconque demi-maroquin, mais à la veille du 29 janvier, l’idée qu’Hitler va être le maître du Reich n’effleure personne.

S’il en est ainsi, ce n’est pas seulement à cause de l’incorrigible frivolité des spécialistes français de la politique étrangère, c’est parce qu’en Allemagne même, tout le monde semble s’être mis d’accord pour barrer la route au Führer. Les réactionnaires du type classique ne sont pas moins effrayés par les progrès foudroyants du national-socialisme que les marxistes orthodoxes ou les combinards du Centrum. « Contre le Front rouge et la réaction », proclame l’hymne du parti. Ce n’est pas une clause de style. Les hommes de Hitler se heurtent véritablement à tous ceux qui, en Allemagne, ont intérêt à maintenir les institutions de la république juive et la vieille injustice sociale.

Depuis trois ans déjà, Hiler est le chef du parti le plus puissant. Depuis trois ans, au mépris de ces traditions parlementaires que ses adversaires prétendent défendre, on lui refuse le pouvoir. A plusieurs reprises, il eût pu peut-être brusquer les choses et les antifascistes proclament qu’il a laissé passer l’occasion, qu’elle ne se présentera plus jamais… Hitler ne s’est-il pas toujours refusé à participer à un gouvernement dont il ne serait pas le chef et qui ne serait pas exclusivement nazi ?

Cette crise ouverte par le limogeage de von Schleicher ressemble trop aux précédentes pour qu’on imagine que Hitler pourrait, cette fois, avoir sa chance…

Et c’est pourtant ce qui se produit, à la surprise générale. Le lundi matin 30 janvier, le bruit se répand soudainement dans la capitale du Reich que le vieux Maréchal a offert la chancellerie à Hitler. A onze heures, les ministres sont au palais de Hindenburg pour prêter serment. Oh ! certes, l’équipe n’est point homogène. M. von Papen est vice-chancelier, M. Hugenberg, chef des nationaux allemands, est ministre de l’Economie, M. Seldte, chef du Casque d’Acier, a le portefeuille du Travail, les Affaires Etrangères demeurent entre les mains de M. von Neurath qui est « de la carrière », et les Finances sont confiées au « technicien » Schwerin von Krosigk.

Ce sont là de rudes concessions. Hitler en conviendra quelques mois plus tard en ces termes :
J’ai beaucoup réfléchi avant de me résoudre à former ce ministère du 30 janvier. Il a fallu de puissantes raisons pour me conduire à le faire. Nulle décision, de toute ma vie, ne m’a été aussi dure que celle-là.

Le 30 janvier, Hitler est en minorité dans son propre cabinet. Mais il détient la chancellerie et il a, avec lui, le fidèle capitaine Gœring, ministre sans portefeuille, et le Dr. Frick, qui contrôle l’Intérieur. C’en est assez pour que l’Allemagne comprenne tout de suite qu’il y a « quelque chose de changé » et que le national-socialisme s’est effectivement emparé du pouvoir. Nul ne s’y trompe. Ni les hobereaux, qui ont essayé de jouer au plus fin, ni les marxistes, dont l’anéantissement est proche.

Dans Berlin même, une manifestation spontanée s’organise dans les rues engluées par le brouillard d’hiver. A la lueur des torches, sous les yeux stupéfaits des bourgeois et des marxistes, les chemises brunes, débouchant par la Brandenburger Tor, vont défiler devant l’ancienne chancellerie où le vieux Maréchal Hindenburg, figé dans un salut militaire, semble découvrir, à mesure que les acclamations montent vers lui, l’irrésistible force de cette jeunesse combattante. Un peu plus loin, au balcon du Kaiser Hoff, son quartier général, Hitler a repris sa chemise d’uniforme — abandonnée le matin lors de la prestation de serment — pour saluer ses camarades de lutte qui sont devenus ses camarades de victoire.

Minutes d’ivresses, minutes triomphales. Après tant d’années de dur combat, les nationaux-socialistes touchent au but. Le IIIe Reich sera dans quelques semaines une réalité. Avec plus de cœur que jamais les hommes qui défilent reprennent la vieille marche des troupes de choc :

Nous sommes les colonnes d’assaut
Nous attaquons ici et là
Nous sommes les premiers rangs
Nous y allons carrément
Le front couvert de la sueur du travail
L’estomac vide, oui, vide
La main pleine de cals et d’ampoules
Venez dans notre armée
Nous sommes les colonnes d’assaut
Toujours prêtes aux combat
Soyons d’abord des hommes allemands
Alors seulement nous deviendrons libres

Le combat, d’ailleurs, continue… A peine la manifestation est-elle terminée que des coups de feu éclatent dans la Wallstrasse. Ce sont les communistes qui célèbrent à leur manière l’avènement de Hitler au pouvoir en assassinant les miliciens qui regagnent leur domicile. Deux hommes tombent, frappés à mort. Deux noms de plus sur la liste déjà si longue des « victimes du front rouge et de la réaction »…

Mais ce sont là les derniers soubresauts du marxisme. Les jours sont désormais comptés et la république est morte, bien morte.

A Paris, évidemment, on ne s’en rend absolument pas compte. Parce qu’il a formé un cabinet de coalition, on s’acharne contre l’évidence à ne pas prendre Hitler au sérieux. Dans le Paris-Soir de M. Prouvost, les intelligents J. et J. Tharaud le traitent dédaigneusement de « tambour-major de génie » et un certain Georges Comines rassure ainsi l’opinion : « Les actes de l’ancien ouvrier peintre nous prouveront sans doute avant longtemps qu’il est plus facile de hurler des discours démagogiques que de mener le char de l’Etat. »

On sait la suite. On sait combien furent déçus tous ceux qui en Allemagne et hors d’Allemagne se flattaient d’enchaîner Hitler dans la routine parlementaire. En quelques semaines, sans d’ailleurs sortir de la légalité, le Führer avait remis tout le monde à sa place. De nouvelles élections — les dernières — fixées au 5 mars donnaient aux nationaux-socialistes la majorité au Reichstag et tous les autres partis, à l’exception des marxistes qui se mettaient ainsi hors de la communauté allemande, lui accordaient les pleins pouvoirs. Hitler pouvait proclamer à Potsdam, le 23 mars, devant le tombeau du grand Frédéric, l’avènement du IIIe Reich et se mettre à l’ouvrage, intégrer tous les partis nationaux dans le sien, supprimer les autres, éliminer les Juifs, rendre au pays sa force et son orgueil.

Toutes choses qui évidemment firent scandale. Parce que, tout de même, un chef de gouvernement qui tient ses promesses de chef de l’opposition et qui fait une vraie révolution, ça dépasse par trop l’imagination d’un démocrate moyen.

Pierre-Antoine COUSTEAU.

 

Tom. Jdl

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Ca va être un plaisir
de vous écouter. Je crois que je vais commencer tout de suite en buvant un bon café.

Merci à l'équipe pour cette belle surprise d'avoir invité monsieur Reynouard.

Longue vie à DP.
 

Falsacappa

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Super emission ! De bout en bout !

Particulièrement le texte sur l'ascension du parti National-Socialiste à Berlin, et les textes sur les réaction de la (((République de Weimar))) ! Il y'a tellement de parrallèles avec notre époque qui apparaissent que ça ne peut que mettre du baume au coeur, nous serons victorieux !
 
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TournevisPatriote

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Excellente émission ! Il y a tant à dire sur les vérités cachées et les bobards historiques, notamment autour des années 1920 à 1940. Et la présence d'un invité qui connaît bien son sujet apporte une véritable plus-value, qui appelle à renouveler l'expérience, avec Vincent Reymouard ou avec quelqu'un d'autre (de préférence exilé hors de France)...

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On recommande aussi la lecture de Combat pour Berlin, qui décrit la société décadente de la République de Weimar et fait davantage réfléchir sur ce qui a amené les nationaux-socialistes à arriver au pouvoir.
Et aussi du fabuleux Nuremberg de Maurice Bardèche et on se souvient avec effroi, nous contemporains du 21e siècle, des horreurs que les communistes ont pu commettre du temps de Staline, en Chine, au Cambodge, à Cuba, etc... Tout comme les horreurs commises par les (((Alliés))) avec leurs guerres destructrices au nom des (((Droits de l'Homme))), dans la "Libération" de l'Europe de l'Ouest, au Koweit, en Irak, en Libye, en Syrie... Les (((révolutions colorées))) pour renverser des dirigeants non inféodés à la suprématie juive mondiale, qui vont sans doute être relancées avec (((l'administration Biden/Harris))). Tous les malheurs de notre monde découlent de l'esprit du procès de Nuremberg, qui criminalise le nationalisme, l'auto-défense et la préservation raciale. C'est par Nuremberg que s'établit une (((démocratie))) perpétuelle, qui n'est que le faux nez de la domination oligarchique prédatrice, pour qui la fin justifie tous les moyens. Partout, toujours. Et avec la plandémie de Cohen-19, la bande à Dark Schwab est prête à tout pour parvenir à ses fins et génocider les peuples blancs.
Merci à DP de m'avoir déniaisé à ce sujet et à Vincent Reynouard pour s'être battu pour la liberté historique.
 

Bayerisch Double S

SA- soldat de choc
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3h30 qui sont passées si rapidement. Une émission de très grande qualité.

Reynouard est vraiment passionnant, mais sa vision des choses quand il parle de ses ennemis me laisse perplexe. Est-il chrétien ?

Une petite pensée à la mercedes de Himmler au passage.
 

Ch'tiConcassé

SA- chef d'escouade
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Vincent Reynouard est un véritable National-Socialiste quand on constate son propre sacrifice de ses intérêts au profit de la communauté, du bien commun.
Malgré tout le côté bon samaritain ne peut convenir à tout le monde.
ça restera anecdotique et c'est mieux ainsi.
Est-il chrétien ?
Il l'était mais ne l'est plus.
Il n'attaque pas l'Eglise, reste neutre et estime qu'il est possible d'être un bon NS et être chrétien.
Ce n'est que son avis, c'est loin de faire l'unanimité ici.
 
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StevenSiegHeil

SA- soldat de choc
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Je viens de terminer l'émission. C'était exceptionnel et c'est à partager massivement et surtout à ceux qui ne sont pas de notre bord ou qui n'ont pas encore pris leur pilule rouge. Cette émission est absolument indispensable.

Merci à toute l'équipe de DP et à Vincent Reynouard pour ce cadeau
 
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